Sachons tirer avantage du vieillissement de la population !
Par Robert Lachance
16 octobre 2011 | 0 commentaire
À la fin des années 80 alors que j’étais inscrit à la Maîtrise en études régionales à l’Université du Québec à Chicoutimi, j’ai produit un mémoire de maîtrise portant sur l’isolement social des personnes âgées. Le but de l’étude était alors de démontrer la relation entre le mode d’habitation des personnes de 65 ans et plus du Saguenay et leur niveau de socialisation. Naturellement je ne pouvais passer sous silence une réalité de plus en plus prévisible; le vieillissement graduel de la population qui, selon les démographes de l’époque, entraînerait à coup sûr une augmentation graduelle du pourcentage de personnes « âgées » et ce, autant au Saguenay qu’au Québec tout entier.
Vingt-cinq ans plus tard nous y voici; les médias nous divulguent des données de Statistique Canada révèlant qu’au 1er juillet dernier la proportion de personnes âgées de 65 ans et plus se situait au Québec à 15,7% dépassant ainsi pour la 1ière fois de l’histoire la population âgée de moins de 15 ans (source La presse canadienne et Radio-Canada). Naturellement cette réalité démographique aura comme vous vous en doutez bien, des répercussions sur l’hébergement, les services de santé, le monde du loisir et du voyage, le monde du travail, etc.
À titre d’exemple, bien que les projets de retraite soient un idéal et un rêve pour la plupart des personnes actuellement sur le marché du travail, il est déjà connu de tous que le concept « Liberté 55″ soit révolu et qu’il faudra prolonger quelque peu notre place au sein de la population « active ». Si pour certains cette « dure réalité » n’est pas une bonne nouvelle en soi, elle peut toutefois comporter un avantage majeur pour la société en retardant « la prise en charge » de cette cohorte de la population (régimes de pension, soins de santé, etc.) qui autrement, aurait l’effet d’un véritable tsunami sur notre économie.
Toutefois en tant que jeune « baby boomer » et conférencier, je suis convaincu que c’est sur le plan individuel que les impacts d’une mise à la retraite ratardée sont le plus positifs car je crois sincèrement en la nécessité de demeurer actif et engagé « socialement » tout au long de notre vie. Par exemple, le cheminement prolongé menant à la retraite devrait justement nous permettre de remplir le rôle de mentor ou coach en accompagnant la relève à prendre sa place dans le monde du travail, ce qui est gratifiant et valorisant en soi ! Pour d’autres, la préparation voir même le passage à la retraite consistera à s’engager bénévolement au sein d’une organisation de services, de bienfaisance ou à vocation sportive, artistique, culturelle ou autre. Après tout, comme je le souligne dans ma conférence intitulée « L’engagement citoyen: ma fierté! », le bénévolat constitue le 3ième pilier majeur de notre société après le secteur public et privé…comme quoi nous avons TOUS une responsabilité individuelle d’en assurer la survie!
Ceci dit, je suis d’avis qu’il faille tirer des leçons et des avantages du vieillissement de la population. A mon avis les différents scénarios énumérés précédemment assureront aux futurs retraités ou semi-retraités, un certain rôle social au sein de la collectivité en plus de les garder actifs intellectuellement et physiquement; 2 impacts positifs non négligeables sur le bien-être général de tout individu.
Sur un ton plus léger et révélateur du niveau d’accomplissement personnel que procure l’engagement citoyen sous toutes ses formes (travail, bénévolat, etc.) je vous invite à visionner ce court reportage de Télé-Québec relatant en tout simplicité et authenticité le mode de vie d’un homme de 75 ans vivant au Lac St-Jean. À vous d’en tirer vos propres conclusions ! http://video.telequebec.tv/video/5142/les-boulots-de-maurice







